Voyager avec un enfant le rend-il vraiment différent ?

Déscolariser un enfant et voyager au long cours le rend-il insociable ?

Photo Mélissa hamac Voyage et enfant, quel impact ?
Voyage et enfant, quel impact ?

C’est une question qui revient de plus en plus, voir plus qu’une question, une affirmation !

« Voyager, faire le tour du monde, tout ça s’est bien, mais ta fille va finir sauvage à force de n’être qu’avec vous. »

J’avoue que ce n’est pas une question que je me pose, mais c’est une réflexion que l’on me fait de plus en plus… J’ai eu une enfance assez classique, 3 déménagements, deux changements de collège, en soi rien de bien extraordinaire.
Pour autant, suis-je sociale ? Absolument pas ! Oui, je sais, ça peut paraître assez paradoxal, je voyage, je rencontre plein de monde, mais non, je ne suis pas du genre à copiner facilement… Justement, le voyage à cela d’assez magique. Tu fais des rencontres, mais il s’agit très souvent d’amitiés éphémères.
Ho bien sûr, j’ai quelques amis, je ne suis pas une ermite anti-sociale, je reste un être humain avec le besoin de communiquer. Mais il suffit de gratter un peu pour se rendre compte que je ne vois que très rarement mes amis les plus proches et dans le fond, cela me convient.

Enfin.. Ici, il ne s’agit pas de moi, mais de Mélissa.

A chaque personne, une idée différente sur l’impact du voyage sur les enfants.

Air de jeu naturel
Air de jeu naturel

J’ai voyagé seule avec Mélissa pendant presque 2 ans. La première fois entre ses 4 et 5 ans et le seconde entre ses 5 et 6 ans.
Sur ces deux premiers voyages le discours était assez différent. On me disait que c’était chouette de lui faire découvrir le monde et qu’ainsi elle aurait l’esprit plus ouvert. Quand nous sommes rentrées en France, les gens qui la rencontraient me disaient souvent cela « ça se voit qu’elle a voyagé, elle va facilement vers les autres et elle est très curieuse. Quel merveilleux cadeau tu lui as fait ».
Quand j’ai annoncé notre départ, la tendance a changé. Qu’est ce que je suis en train de faire, je vais la couper de toutes ses copines, de sa vie sociale, de ses activités, de son univers d’enfant. Elle ne pourra plus vivre en collectivité et ne supportera pas d’être loin de moi.
Au moment où j’écris ces lignes, Mélissa n’est pas avec moi. Elle est en stage avec une dizaine d’autres enfants. Et je peux vous assurer qu’elle n’a rencontré aucune difficulté pour se faire des amis.

Pendant une randonnée
Pendant une randonnée

Alors voilà, quand vous allez annoncer à vos proches que vous voulez partir en tour du monde avec votre ou vos enfants, il y aura presque à coup sûr quelqu’un qui saura mieux que vous ce qui est bon pour votre enfant. Quelqu’un qui transférera sur vous, sur votre enfant, ses peurs et ses envies.

Même si je veux bien admettre que voyager comme cela a très certainement forgé une partie de ce qu’est en train de devenir Mélissa, je ne suis absolument pas d’accord avec le fait qu’on puisse prédire ce qu’elle est ou ce qu’elle sera au terme de ce voyage.
Mais je suis bien certaine que cela ne fera pas d’elle un être insociable, collé à sa maman et incapable de voir plus loin que le bout de mon nez.

3 réponses sur “Voyager avec un enfant le rend-il vraiment différent ?”

  1. Merci pour ce beau billet !
    A suivre de loin ça n’a pas l’air de la traumatiser😜
    Le plus important est à mon avis dans le dialogue que vs avez avec elle!

    1. Pour le moment non, c’est sûr qu’elle profite bien. Mais parfois, elle me dit regretter un peu la France et sa routine 😉

Laisser un commentaire